Pour un retard de vol ouvrant droit à indemnisation, vous pouvez réclamer 250 €, 400 € ou 600 € par passager, selon la distance du trajet. Le prix du billet ne change pas ce montant : cette compensation forfaitaire est définie par le règlement européen CE 261/2004, sous réserve que votre vol et les circonstances du retard remplissent les conditions prévues.
Pour estimer ce que vous pourriez obtenir, trois éléments sont à vérifier : la distance du vol, la durée du retard à l’arrivée et l’éventuel réacheminement proposé par la compagnie. La grille donne un repère fiable, mais chaque demande d’indemnisation dépend des détails du trajet et des droits des passagers applicables à votre situation.
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- Jusqu’à 1 500 km : 250 € par passager.
- De 1 500 à 3 500 km, ou plus de 1 500 km au sein de l’Union européenne : 400 €.
- Plus de 3 500 km : 600 €.
Nous allons voir comment appliquer ces montants, dans quels cas une réduction est possible et comment préparer une réclamation auprès de la compagnie aérienne. Un retard n’ouvre pas automatiquement droit à une indemnisation aérienne : vérifier les critères avant d’envoyer votre dossier vous évite de réclamer une somme inadaptée.
Montant de l’indemnisation pour un retard de vol : la grille des 250 €, 400 € et 600 €
Le règlement européen prévoit trois paliers. La distance est calculée à vol d’oiseau entre les aéroports concernés, et non en fonction du parcours réellement effectué par l’avion.
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| Distance prise en compte | Indemnisation par passager | Exemple indicatif |
|---|---|---|
| Jusqu’à 1 500 km | 250 € | Paris-Lisbonne, environ 1 450 km |
| Plus de 1 500 km au sein de l’UE, ou de 1 500 à 3 500 km pour les autres trajets concernés | 400 € | Paris-Athènes, environ 2 100 km |
| Plus de 3 500 km | 600 € | Paris-New York, environ 5 800 km |
Ces exemples illustrent la tranche applicable, à condition que le vol remplisse aussi les critères d’éligibilité. Pour un itinéraire avec correspondance réservé sous un seul dossier, la distance se calcule entre l’aéroport de départ initial et la destination finale, même si un segment pris isolément est plus court.
La distance et le prix du billet ne jouent pas le même rôle
Le prix payé ne sert pas à calculer la compensation forfaitaire. Ainsi, un billet Paris-Lisbonne acheté 45 € peut ouvrir droit au même montant qu’un billet vendu plusieurs centaines d’euros, si les conditions sont réunies.
La distance, elle, détermine le palier. Sophie, par exemple, voyage de Paris à Lisbonne et arrive avec plus de trois heures de retard : si son vol relève du règlement et qu’aucune circonstance exceptionnelle ne justifie le retard, elle peut réclamer 250 €, indépendamment du tarif de son siège.
Une indemnisation de retard de vol peut-elle être réduite de moitié ?
Oui, dans certains cas de réacheminement, le règlement permet à la compagnie de réduire de 50 % l’indemnisation. Cette possibilité dépend du retard à l’arrivée de la solution de remplacement par rapport à l’horaire initial, et non du seul fait qu’un autre vol ait été proposé.
Les seuils prévus varient selon la distance : l’arrivée du vol de remplacement doit intervenir dans les deux heures pour les trajets jusqu’à 1 500 km, dans les trois heures pour les trajets concernés jusqu’à 3 500 km, ou dans les quatre heures pour les trajets de plus de 3 500 km. Si Sophie, sur un trajet de moins de 1 500 km, arrive avec moins de deux heures de retard grâce au réacheminement, une réduction peut donc s’appliquer.
Il faut comparer les horaires réellement constatés à l’arrivée et vérifier la tranche exacte du trajet. Ne divisez pas automatiquement le montant par deux : la réduction dépend des conditions précises du réacheminement prévues par le règlement.
Retard de vol : les conditions pour réclamer le montant prévu
Pour obtenir l’indemnisation forfaitaire, le retard doit atteindre au moins trois heures à l’arrivée. Le calcul porte sur l’heure à laquelle les passagers peuvent quitter l’avion, et non uniquement sur l’heure de l’atterrissage.
Le règlement européen CE 261/2004 couvre notamment les vols au départ d’un aéroport de l’Union européenne, quelle que soit la compagnie, ainsi que certains vols à destination de l’UE opérés par une compagnie européenne. La compagnie peut échapper au paiement si elle démontre que le retard est lié à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées malgré des mesures raisonnables.
La compensation financière est distincte de l’assistance à l’aéroport. Selon l’attente et la distance, la compagnie peut devoir fournir des repas, des boissons ou un hébergement : ces prestations ne remplacent pas une indemnisation quand celle-ci est due.
À partir de cinq heures de retard, un autre droit peut s’ajouter
Si le départ est retardé d’au moins cinq heures, vous pouvez renoncer au voyage et demander le remboursement du billet pour la partie non effectuée. Selon votre situation, vous pouvez aussi solliciter un retour vers votre point de départ initial ; ce droit est distinct des 250 €, 400 € ou 600 € liés au retard à l’arrivée.
Vérifiez donc séparément le remboursement éventuel, l’assistance et l’indemnisation : ce sont des droits différents, qui peuvent se cumuler selon les circonstances.
Demande d’indemnisation : comment calculer la somme et préparer votre dossier
Avant toute réclamation auprès de la compagnie aérienne, réunissez les éléments qui permettent de reconstituer le trajet et le retard. Une estimation fondée uniquement sur l’heure de départ affichée à l’écran peut être insuffisante : c’est l’arrivée à destination finale qui compte lorsque le voyage comporte une correspondance sur une même réservation.
- Notez les horaires réels : conservez la carte d’embarquement et relevez l’heure d’ouverture des portes à l’arrivée, si vous l’avez.
- Vérifiez l’itinéraire : indiquez les aéroports de départ et d’arrivée finale, ainsi que les correspondances regroupées sur une seule réservation.
- Établissez le palier : utilisez la distance à vol d’oiseau pour déterminer si le montant est de 250 €, 400 € ou 600 €.
- Rassemblez les justificatifs : gardez la confirmation de réservation, les messages de la compagnie et les reçus de dépenses liées à l’attente.
- Adressez votre demande : transmettez les détails du vol et le montant réclamé à la compagnie opératrice, puis conservez une copie de votre dossier.
Une vérification est particulièrement utile en cas de correspondance manquée ou de réacheminement : le montant peut dépendre de l’arrivée à destination finale et, dans certains cas, être réduit. Des services comme Lennuabi proposent une estimation gratuite et indiquent facturer leurs frais seulement si une indemnisation est obtenue ; vérifiez les conditions du prestataire avant de lui confier votre dossier.
Le bon montant se détermine à partir du trajet complet, du retard final et des circonstances du vol. Avec ces informations réunies, vous pouvez formuler une demande précise plutôt que de vous appuyer sur une estimation générale.



